Vive le vélo en Île-de-France !

date

tags

partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram

Crise sanitaire oblige, c’est par visioconférence que j’ai rencontré des animateurs du Collectif Vélo Île-de-France, qui regroupe pas moins de 38 associations. Le sérieux et la richesse de nos échanges m’ont impressionnée et enthousiasmée. Qui de plus précis et pertinents que des citoyens organisés pour défendre une cause aussi juste que celle du développement du vélo dans notre région francilienne ?

J’adhère totalement à cet objectif. La pratique du vélo contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et elle est une façon de bouger et de faire du sport dans nos vies trop sédentaires. Faire du vélo, c’est aussi le plaisir (quand nous ne sommes pas cantonnés à pédaler derrière des pots d’échappements) de circuler de façon plus légère et fluide à travers l’Île-de-France. La marge de progression de cette pratique est donc énorme : les déplacements à vélo ont déjà doublé en deux ans, encouragés par les répercussions du confinement et des gestes barrières. Un vrai boom !

Mais les freins sont nombreux et faute d’infrastructures suffisantes, les collectivités locales peinent à accompagner le mouvement. La peur des voitures, des vols ou encore le prix des vélos constituent des repoussoirs importants pour nombre de franciliens. Mais ils ont chacun leur solution : création de routes dédiées au vélo, solutions pour les parquer sûrement, aides à l’acquisition… La Région peut être ici une force motrice de transformation concrète du quotidien.

Le Collectif a ainsi travaillé à un plan nommé habilement RER V (on le trouve sur rerv.fr) qui suivrait les lignes bien connues de RER en projetant 9 lignes cyclables pour relier les grands pôles d’Ile-de-France. Un tel réseau de pistes permettrait notamment de désengorger les trains et RER bondés. Quant au budget global de ces nouvelles infrastructures, il s’élèverait à 500 millions d’euros, soit 1/4 des 2 milliards d’euros prévus pour le CDG Express, ce train des riches reliant Paris à Roissy pour les touristes et hommes d’affaire !

Si la Région n’est pas maître d’ouvrage pour construire un tel réseau, elle peut en être pilote en faisant jouer ses capacités (immenses) de levier, d’impulsion, de mise en cohérence régionale. Dans un premier temps, elle peut ainsi développer l’intermodalité en investissant dans au-moins 100.000 places de parking à vélos dans les gares. Elle peut aussi aider à l’acquisition, et pas seulement pour les plus aisés comme c’est le cas aujourd’hui quand elle propose 500 euros pour l’achat d’un vélo électrique. Prenons conscience de l’effet d’aubaine que cela représente pour les populations les plus aisées puisqu’un tel vélo coûte entre 1000 et 2000 euros. Sans doute, ces catégories CSP+ auraient pu acquérir ce vélo sans l’aide régionale. En revanche, les publics qui ont besoin d’un simple vélo sont exclus de fait de ce soutien. Faut-il rappeler que le vélo est le moyen de déplacement populaire par excellence ? L’heure est venue d’imaginer à l’échelle de la Région une aide pour la location et l’acquisition massive de vélos qui soit accessible aux publics les moins bien dotés socialement.

Vous aurez compris combien cette rencontre m’a enthousiasmée. Vive le vélo en Ile-de-France ! Et si je suis élue présidente de la Région Ile-de-France lors de l’élection de juin, vous pouvez compter sur moi pour que ce mode de transport vertueux soit encouragé par des mesures fortes.

Clémentine Autain

Plus d'articles

Clémentine Autain s’est rendue à l’Île Seguin ce matin, où les habitants de Boulogne et les associations se mobilisent…
Valérie Pécresse a dit de nombreux mensonges lors du débat de lundi soir sur LCI. Retour sur plusieurs de…