Pour le climat, marchons et planifions !

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La crise Covid-19 comme répétition générale de la crise climatique entend-t-on. Cette pandémie, si elle a permis une prise de conscience de la vulnérabilité de l’humanité à des phénomènes dont elle est la cause, a-t-elle réellement transformé les somnambules du réchauffement en activistes pour le climat ? ! Rien n’est moins sûr quand on voit que notre société est incapable, après un an, de faire face à un risque à venir mis en évidence par des données scientifiques. Ou quand la gestion d’une crise collective se fait de manière solitaire et autoritaire en faisant toujours et encore primer les intérêts particuliers sur l’intérêt général qui est, aujourd’hui et demain, de protéger nos vies et notre planète et rejetant hors des politiques de solidarité nationale la lutte contre les inégalités sociales pourtant accrues par les crises.

Si les confinements ont fait baisser drastiquement les émissions mondiales, cela n’a été que tout juste suffisant pour suivre la trajectoire du +1,5°C. Ont été réinterrogés la hiérarchie des métiers en fonction de l’utilité sociale, les modes de consommation, l’usage des transports polluants, l’organisation du travail ou l’aménagement d’un territoire de plus en plus urbanisé et métropolisé. Et pourtant, une période de crise n’a jamais été propice aux politiques environnementales. Les plans de relance européens, national ou régional en sont l’illustration avec une absence ne serait-ce que de conditionnalité écologique. 

Lutter contre le dérèglement climatique nécessite pourtant une bifurcation complète même si l’urgence apparaît comme plus diffuse et, surtout, moins imminente. 

Le rôle d’une région comme l’Ile-de-France est essentiel. Rompre avec la communication et le greenwashing est un préalable mais il faudra surtout poser les grandes étapes d’une transition écologique en mobilisant des moyens conséquents pour développer des énergies renouvelables et réduire la consommation d’énergies et les émissions de GES. Cela doit passer par un engagement régional pour la rénovation thermique des bâtiments publics, les logements sociaux et les copropriétés dégradées, par une mobilité verte avec un investissement dans les transports en commun et les modes doux, par une politique d’aménagement du territoire luttant contre l’artificialisation des sols et développant les espaces verts et en favorisant le passage de l’agriculture vers un modèle durable. 

Une planification à échéance 2040 doit être mise en œuvre pour prévenir mais aussi adapter le territoire à l’urgence climatique. De telles mesures doivent être guidées et accompagnées par un comité pluridisciplinaire, scientifique et citoyen pour établir des préconisations qui intégreront les documents directeurs de l’aménagement francilien et toutes les politiques régionales. 

Pour le climat, nous marchons et nous planifierons !

Céline Malaisé

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