Pouvoir se déplacer en Ile-de-France et faire dérailler la mise en concurrence

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Le prochain mandat sera décisif pour l’avenir des transports publics franciliens. La droite de V. Pécresse a amorcé une contre révolution des transports les cinq dernières années, illustrée par un soutien indéfectible au CDG Express, le train des riches, elle compte, si elle est reconduite, la parachever. Valérie Pécresse a, d’ores et déjà, annoncé qu’elle souhaite accélérer le calendrier de l’ouverture à la concurrence. Elle a posé des jalons comme avec sa demande d’augmenter le temps de travail des machinistes de la RATP afin de jouer sur le coût du travail et de mettre sur rails le dumping social.

La mise en concurrence des lignes de bus, des futures lignes du Grand Paris Express et des Transiliens serait synonyme de privatisation et d’éclatement du réseau des transports franciliens. Les risques sont avérés : dégradation des conditions de transport pour les usagers à laquelle s’ajoutera la hausse des prix, dégradation des conditions de travail de près de 100 000 agents des transports publics franciliens, disparition d’un investissement réel tant pour les infrastructures, que pour le matériel… Sous-investir annihilerait le report modal de la voiture vers les transports en commun et, par conséquent, la lutte contre la pollution de l’air et contre le bruit serait paralysée. Mettre les transports en concurrence serait donc aussi anti-climatique. 

Ces arguments, le désordre avec la privatisation du fret ferré ainsi que les expériences anglaise ou écossaise, où un retour en arrière avec une renationalisation est en cours, permettent de convaincre les usagers et les Franciliens de la nocivité d’une privatisation du service public de transport en commun. 

Un échange avec des syndicalistes de la RATP, de la SNCF et des usagers a permis de renforcer nos arguments pour conserver un monopole public des transports. Cette bataille doit être menée nationalement pour modifier le cadre réglementaire mais aussi régionalement. Dans le cadre législatif actuel, nous pouvons exploiter les failles et poser un cheval de Troie au libéralisme. Il existe un moyen de déroger à la concurrence car une autorité organisatrice des transports, IDF Mobilités, peut attribuer des lignes de gré à gré à une entreprise si celle-ci dépend d’elle et si elle exerce toute son activité dans le périmètre de l’autorité soit la région. Une majorité régionale peut donc décider qu’IDFM créée une entreprise publique, propriété à 100 % d’IDFM, pour y intégrer tout le réseau de bus de la seconde couronne déjà privé, les lignes du Grand Paris Express et, si la libéralisation n’était pas mise en échec d’ici 2025, toutes les lignes de bus du réseau historique RATP. 

C’est cette bataille pour un monopole public des transports qui doit animer notre campagne régionale car il en va du quotidien des Franciliens, usagers comme agents des transports. 

Céline Malaisé

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