Grignon : protéger les terres d’AgroParisTech

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Mercredi 31 mars, Clémentine Autain s’est rendue sur le site de Grignon, dans les Yvelines, qui abrite l’école supérieure AgroParisTech.

Depuis le 16 mars dernier, plus de 200 étudiant.es occupent le lieu, nuits et jours, pour dénoncer le projet de privatisation de cet espace chargé d’histoire et d’atouts écologiques. Sur l’un des portails d’entrée du domaine, on peut lire : « des moutons, pas du béton ». Et pour cause… Sur près de 290 hectares, ce sont des champs, une ferme, un château du XVIIe siècle, une écurie, des salles de cours, des bureaux de recherche scientifique… qui sont en passe d’être soumis à la moulinette d’un appel d’offre organisé par l’État.

Le déménagement d’AgroTechParis sur le plateau de Saclay, où Valérie Pécresse veut concentrer toutes les grandes écoles franciliennes au prix, là aussi, du sacrifice de terres agricoles, est le prétexte de cette dépossession. Il y a quelques années, c’était le PSG qui rêvait de s’approprier le site de Grignon. Le club a dû renoncer devant la bronca suscitée.

Sur place, la mobilisation et l’organisation des étudiant.es sont impressionnantes en faveur de ce joyau naturel francilien. Et c’est clairement la fibre écologique qui les anime.

Clémentine Autain est venue son apporter mon soutien, inquiète de l’artificialisation des sols qui se prépare :

Je redoute la marchandisation de cette immense zone livrée au privé. Car, en Ile-de-France, nous avons besoin de ces sols fertiles et riches de leur grande diversité. Nous avons besoin de grands projets écologiques qui reposent sur une économie circulaire et cherchent à répondre aux besoins essentiels des habitants avant de satisfaire les intérêts privés. De ce point de vue, strictement aucune garantie n’est aujourd’hui donnée par l’appel d’offre lancé par l’État.

Et dans ce triste tableau, Valérie Pécresse n’est pas en reste. En soutenant directement l’offre du promoteur immobilier Altarea Cogedim, elle ne fait qu’encourager cette opération de spéculation immobilière. Une fois encore, la droite régionale utilise l’écologie comme simple outil de communication.

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