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Cette semaine s’est tenue la dernière commission permanente présidée par Valérie Pécresse. Une séance à l’image d’un mandat durant laquelle la droite régionale a attribué 1 million € d’aide régionale à Renault sans aucune contrepartie. 

Une distribution d’argent public alors que Renault ne s’engage aucunement à la préservation de l’emploi ayant même annoncé que 2 400 emplois seront supprimés dans notre région. Avant la crise Covid qui a détruit 100 000 emplois franciliens en 2020, nous nous étions toujours opposés à ce que des aides régionales soient ainsi distribuées à de grands groupes considérant que leurs fonds propres étaient suffisants pour financer leurs projets industriels. La droite régionale a pourtant abondamment arrosé ces groupes cotés en bourse et encore plus depuis la crise Covid alors que tout pousse à redéfinir ce que devrait être une stratégie régionale de soutien à l’emploi et aux entreprises.

Jamais depuis 2016, le dispositif régional d’aide à la reprise d’entreprises n’a été mobilisé : ni pour sauver les 155 emplois à Kuehne-Nagel à Savigny-le Temple, ni pour les 113 salariés de Villeroy & Boch à la Ferté Gaucher, ni les 240 emplois de la papeterie Arjowiggings à Jouy-sur-Morin… Jamais depuis 2016, la droite régionale ne s’est opposée aux délocalisations, hors de la région ou hors du pays, ni à Alstom, ni à Sanofi, ni à Nokia où 831 emplois sont menacés à Nozay, ni à Renault où après de timides protestations contre la fermeture du site de Choisy-le -Roi (pourtant site d’activité d’économie circulaire), la droite régionale verse un million € sans condition… 

Une nouvelle stratégie industrielle, écologique et sociale pour la filière automobile est pourtant indispensable dans notre région. 

Depuis des années, Renault a multiplié les choix industriels, sociaux et humains désastreux. L’État lui a octroyé un prêt de 5 Mds€ l’an passé, à nouveau sans contreparties. Il est incompréhensible qu’un million € d’argent des contribuables franciliens soit versé au site de Flins alors que des emplois sont menacés, que la production de la voiture électrique devrait s’y arrêter en 2023 pour être délocalisée… Au mépris de ses salariés et du savoir-faire industriel, Renault mène une politique de profit à court terme. La droite régionale l’accompagne et n’agit aucunement en faveur d’une stratégie de réindustrialisation. Pour pouvoir vivre et travailler en Ile-de-France, nous soutiendrons activement les entreprises en difficulté, agirons pour le maintien des petites industries locales par une politique d’implantation foncière. 

Nous mettrons en œuvre une stratégie de la relocalisation de l’industrie et des emplois qui devra être construite avec tous les acteurs (TPE, PME, PMI, ESS, syndicats, collectivités…) afin redéfinir la place du tissu industriel des TPE-PME, d’évaluer sa dépendance vis-à-vis des grands groupes, de s’attaquer à la sous-traitance, de valoriser la place de l’ESS … 

Céline Malaisé

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