Pouvoir respirer en Ile-de-France

date

tags

partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram

Le billet de Céline Malaisé #12 :

La pollution de l’air est la cause chaque année de plus de 10 000 morts prématurées dans notre région. La pollution fait perdre plusieurs mois d’espérance de vie aux Franciliens. En 2019, la France a été condamnée par la Cour de justice européenne pour ne pas avoir protégé ses citoyens. La lutte contre la pollution de l’air devrait être l’un des sujets majeurs de la prochaine élection régionale … et pourtant ce n’est pas le cas.

Avec la liste Pouvoir Vivre en Ile-de-France, nous portons des propositions concrètes.

Diminuer la part de la voiture dans les déplacements quotidiens de 35 % aujourd’hui à 20 % à l’horizon 2030 en augmentant celles des transports en commun et du vélo permettrait de réduire la pollution de l’air. Investir dans un réseau régional de fret ferré et fluvial également. Tout ce qui est possible pour protéger la santé des Franciliens doit être utilisé. Avec Jacques Baudrier, administrateur d’Ile-de-France Mobilités, nous sommes allés visiter une start up francilienne qui a mis au point un système de récupération des particules fines émises par les garnitures des freins de tous les véhicules (voitures, bus, trains…).

Aujourd’hui, les émissions dues aux freins et aux pneus ne sont pas réglementées or, d’après des études scientifiques, l’abrasion des plaquettes de freins génère 6 fois plus de particules fines que les échappements. La technologie existante et mise au point par cette entreprise francilienne permet de capter à la source entre 80 et 90 % de ces particules nocives à la santé. Dans les stations de métro et de RER des études ont montré que la concentration de particules fines peut être jusqu’à dix fois plus élevée qu’à l’extérieur. Des usagers et des associations ont d’ailleurs porté plainte en mai 2021 contre la RATP « pour mise en danger » et « tromperie aggravée ». Les salariés et les usagers sont en effet exposés à une pollution quotidienne avec des valeurs qui atteignent celles d’un pic de pollution.

L’exécutif régional remet en cause cette réalité et refuse depuis 5 ans d’agir réellement au-delà d’un appel à projet. Pour notre part, nous nous engageons à agir en équipant durant le prochain mandat la flotte de bus, les métros et les RER de capteurs de particules fines dues au freinage. Tout doit être fait pour protéger la santé des Franciliens et notre santé n’a pas de prix !

Plus d'articles

Clémentine Autain s’est rendue à l’Île Seguin ce matin, où les habitants de Boulogne et les associations se mobilisent…
Valérie Pécresse a dit de nombreux mensonges lors du débat de lundi soir sur LCI. Retour sur plusieurs de…