Au quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis

date

tags

partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram

Hier, j’ai eu le plaisir d’être accueillie au cœur du quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis. S’il y a bien une richesse dans nos quartiers populaires, c’est la chaleur humaine, la solidarité, l’entraide. Les habitants se sont pliés en quinze pour organiser un buffet qui nous a régalés. Avec mes collègues et amis Eric Coquerel et Stéphane Peu, avec des candidats de notre liste « Pouvoir Vivre en Île-de-France » avec la formidable Diangou Traoré, Manon Monmirel, Alexandre Schon, l’ancien maire communiste Laurent Russier, Bally Bagayoko, nous avons partagé les colères et les espoirs des habitants.

Le PNRU, plan d’aménagement urbain, prévoit de nombreuses destructions d’immeubles. Je l’ai souvent dit et écrit, je déplore ce parti pris de l’État avec l’ANRU qui préfère trop systématiquement détruire plutôt que réhabiliter. Une dame âgée, les larmes aux yeux, me montrait le bâtiment dans lequel elle a passé toute sa vie. Elle ne comprend pas pourquoi on va l’abattre. Cette entreprise de démolition se fait sans concertation sérieuse avec les habitants. Et les solutions de relogement restent opaques : plusieurs personnes me disaient ne toujours pas savoir où ils habiteront en 2022… Une situation très angoissante à laquelle s’ajoute les conditions de vie actuelle dans des immeubles largement insalubres. Une mère seule avec ses trois enfants témoignait de son quotidien dans un deux pièces humide. Un enfer.

Ce sont les jeunes qui pour finir ont pris la parole et m’ont beaucoup touchée. Ils parlent de discriminations à l’adresse, de chômage et de précarité. Ils exhortent à ce que nous leur donnions les conditions de vivre dans la dignité. Ils s’inquiètent de cet « argent facile » de la drogue quand la société semble si fermée à leur sort, à leur avenir. Ils mettent en cause les politiques dont ils ne perçoivent pas la sincérité et l’action favorable à leur situation. Je leur ai appris que Valérie Pécresse avait divisé par deux le budget logement mais je ne leur ai pas appris que le gouvernement et la droite servent inlassablement les plus riches. Même si chacun a conscience de l’abstention qui rôde ici quand à Neuilly ou Versailles les urnes se préparent à faire le plein, notre famille politique apparaît comme celle qui peut ouvrir l’espoir. Il le faut.

Clémentine Autain

Plus d'articles

Clémentine Autain s’est rendue à l’Île Seguin ce matin, où les habitants de Boulogne et les associations se mobilisent…
Valérie Pécresse a dit de nombreux mensonges lors du débat de lundi soir sur LCI. Retour sur plusieurs de…