Synthèse des groupes thématiques

Cette première synthèse est le fruit du processus large et ouvert que nous avons souhaité mettre en œuvre pour construire notre programme. Elle est issue à la fois :

  • Du travail des groupes thématiques, dans lesquels des dizaines de volontaires, insoumis·es, communistes ou non-encarté·es, ont élaboré et échangé des idées.
  • De nombreuses auditions d’acteurs et actrices du terrain, d’associations, de syndicats…
  • De centaines de contributions individuelles remontées via notre plateforme de campagne clementineautain-idf.fr

 

Cette première synthèse est un état des lieux : elle n’est pas un programme finalisé, mais une base de travail.

Sa vocation est d’être discutée, enrichie, amendée, encore une fois au grand jour, de façon partagée, dans les groupes thématiques ou individuellement sur notre site de campagne.

Vos Commentaires

Culture

Face à la crise sanitaire, mettre en place un plan de relance culturel 

  • créer 1000 postes dans l’éducation artistique et culturelle pour planifier dès maintenant la réouverture et le renforcement des lieux culturels qui créent des liens avec les territoires (du vivant artistique et culturel)
  • créer le SAMU Culturel : un fonds de soutien financier exceptionnel pour les structures culturelles indépendantes
  • créer des avances de trésorerie pour les festivals avec pour obligation pour eux de payer immédiatement les intermittent·es qu’ils emploient
  • développer la commande artistique publique et exiger l’application du 1% artistique pour tous les lieux publics construits par la région ou subventionnés par elle

Première mesure : Améliorer le maillage territorial avec des structures culturelles publiques, et coupler cela avec une réelle politique d’éducation artistique et culturelle

  • Multiplier les structures culturelles publiques, en refusant toute porosité avec le secteur marchand et avec le mécénat.
  • Renforcer l’éducation artistique et culturelle en créant des partenariats entre chaque lycée et une structure culturelle publique. 

Deuxième mesure : soutenir la création artistique et la culture alternative et populaire

  • multiplier les dispositifs de résidence artistique et d’aides à la permanence artistique et culturelle pour les équipes artistiques professionnelles
  • créer un dispositif “culture à loyer modéré” : aide aux locaux et ateliers artistiques, réservation de logements sociaux aux travailleur·ses de l’art…
  • soutenir la culture alternative et populaire en systématisant les conventions d’occupation intercalaires
  • soutenir la création d’espaces culturels de partage et de lieux dédiés en rez-de-chaussée des immeubles d’habitation
    5- Mettre en place un fonds d’aide au cinéma municipal pour faciliter l’implantation de cinéma municipal (aide à la création, au maintien et au développement de leur activité)

Troisième mesure : créer un Centre régional du jeu vidéo en Île-de-France

  • Cette structure aura pour raison d’être d’accompagner les studios indépendants de jeux vidéo en Île-de-France, avec un volet de formation et de réinsertion professionnelle.
  • Elle aura un objectif politique : montrer que la région Île-de-France est pionnière dans le soutien à l’ensemble des industries culturelles et d’en faire une étape vers la reconnaissance du jeu vidéo comme un art.

Quatrième mesure : faire d’autres choix budgétaires pour réparer les dégâts causés par Pécresse

  • Augmenter les budgets de la culture avec un objectif de 5% du budget.
  • rétablir les missions des agences culturelles régionales supprimées par Valérie Pécresse, leur allouer les budgets nécessaires à leur bon fonctionnement. 

Développement économique

Maintenir l’emploi

  • Venir en aide aux entreprises stratégiques menacées en conditionnant cette aide à un remboursement intégral majoré en cas de licenciement collectif, de rupture conventionnelle collective ou de délocalisation
  • Conditionner les aides aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux
  • Pérenniser le Fonds Résilience Île-de-France créé pendant la crise sanitaire pour aider les indépendants en cas de « crise exceptionnelle » (catastrophe naturelle, mesures exceptionnelles comme l’interdiction de circuler en cas de pic de pollution, ou encore situation personnelle de risque de précarité – perte logement, perte exceptionnelle de revenus…).

La formation pour tou·tes

  • Augmenter de +50% les fonds régionaux destinés à la formation, pour atteindre la moyenne nationale
  • Passer à un reste à charge de 0€ pour les étudiant·es dans les formations sanitaires et sociales et créer une rémunération des étudiant·es 

Région 0 précaire

  • Soutenir le dispositif “Territoire zéro chômeurs de longue durée” : adhérer en tant que région, financer la formation des encadrants d’entreprises à but d’emploi (EBE), détacher des fonctionnaires en soutien.
  • Créer une société de portage salarial [coopérative régionale SCIC] régionale pour salarier les travailleurs indépendants et ubérisés qui le souhaitent.
  • Moratoire général sur les nouvelles implantations de plateforme logistique des géants de l’e-commerce comme des zones commerciales démesurées (pas de subventions aux mairies qui accordent des permis de construire ; pas de transport)

 

Produire autrement

  • Vers un nouveau BTP : fixer un objectif d’isolation d’au moins 200 000 logements par an ; d’au moins 7 millions de mètre carrés par an de bâtiments publics, d’enseignement et de bureaux ; développer la construction Bois Terre Paille
  • Vers une nouvelle agriculture : subventionner la production agricole la moins consommatrice (en intrant et en eau), à destination du marché francilien et pas de l’international.
  • Créer un label Commerce équitable francilien (« Produit en IDF »)
  • Plan régional alimentaire : ouverture en lien avec les communes, dans chaque ville ou intercommunalité de + de 10 000 habitants :
    • de halles alimentaires de vente à prix coûtant de produits agricoles
    • d’une épicerie sociale et solidaire
  • Soutien à l’ESS : mise à disposition du foncier de la région, créer des avances remboursables aux salariés associés.
  • Augmenter et faire connaître le fonds de développement touristique régional : privilégier les acteurs de petite taille et taille moyenne aux gros acteurs pour accélérer les actions éco-responsables

 

Former de façon qualifiante

  • Formation professionnelle : création d’un pôle public de formation entièrement tourné vers la bifurcation écologique (il s’agit d’investir et de valoriser les formations publiques œuvrant à construire le bloc sanitaire, social et écologique. Exemples : métiers de la réparation, techniques agricoles paysannes et biologiques, permaculture, génie des matériaux, métiers des énergies renouvelables, économie de l’environnement, maintenance des installations des nouvelles énergies, gestion de l’efficacité énergétique, métiers de l’eau publique … reliées à des espaces de valorisation type ferme pédagogique).
  • Condition d’agrément des formations : transversales, qualifiantes (pas de certificats), non-délocalisées à l’étranger en e-learning, en situation de travail, et aux calendriers accessibles (soir, matin, journées irrégulières…).

Éducation

  • Plan de construction et de rénovation des lycées pour répondre à la croissance des besoins éducatifs et offrir les meilleures conditions d’études, dans des établissements à taille humaine, aux lycéen·nes francilien·nes. Trois priorités en termes de rénovation : le désamiantage, l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, la rénovation de l’ensemble des sanitaires et l’amélioration des équipements sportifs des lycées.
  • Plan santé-lycées 2021-2022 : dès la rentrée de septembre 2021, équiper en purificateurs d’air tous les lycées franciliens avec un objectif d’équipement de l’ensemble des salles de classes d’ici la fin de l’année scolaire ; distribuer des masques FFP2 gratuits à tous les personnels ; plan de désinfection et de nettoyage des sanitaires toutes les heures ; augmenter le soutien aux associations investies pour améliorer la santé et l’accompagnement des lycéen-ne-s (prévention, accompagnement psychologique …).
  • Instaurer dès à présent la gratuité des cantines pour les familles dans les quatre premières tranches du quotient familial
  • Mise en place d’actions de sensibilisation et de prévention dans les lycées (interventions d’associations en lien avec les équipes éducatives…) sur des sujets comme l’éducation à la sexualité, le harcèlement, la protection des données, l’inceste…
  • Gratuitédes transports scolaires : gratuité du pass Navigo et du ramassage scolaire 
  • Engagement des élus de la liste « Pouvoir vivre en Île-de-France » à organiser avec les représentant·es des personnels, des parents d’élèves et des lycéen·nes des temps de préparation commune des conseils d’administration des lycées où ils siègent
  • Faire de la cantine un moment de plaisir et un levier de la transition agricole en Île-de-France en proposant des menus préparés sur place, à partir d’ingrédients issus d’une agriculture locale, paysanne et biologique. Impliquer le personnel des cantines et les lycéen·nes dans cette transformation (formation, élaboration des menus).  Augmenter les moyens humains afin de permettre une utilisation moindre de produits transformés au profit de repas préparés sur place.
  • Redonner la priorité à la voie professionnelle plutôt qu’au tout apprentissage. Gratuité des fournitures.
  • Lutte contre le séparatisme scolaire : révision de la carte scolaire, arrêt des subventions extra légales au privé, arrêt progressif des transports scolaires menant vers des établissements hors-secteur ou des établissements privés (ou au moins redéploiement pour renforcer les transports vers les établissements publics et du secteur).
  • Rétablir l’égalité de moyens accordés par la région entre les lycées d’Île-de-France afin de résorber les inégalités entre établissements les plus favorisés, ceux des quartiers populaires et des territoires ruraux de la région en développant notamment les parcours culturels dans ces derniers. Assurer l’accès à tous les lycéens aux matériels informatiques nécessaires à leur formation. Soutien scolaire, en particulier par les associations.
  • Ouvrir 20 contrats doctoraux par an financés par le Conseil régional en lettres, sciences humaines, droit, économie et gestion.
  • Accompagner les lycéens et leurs familles dans le parcours d’orientation rendu opaque et sélectif par la contre-réforme du lycée et Parcoursup en systématisant la mise en relation des lycéens franciliens avec des acteurs du post-bac (établissements d’enseignement supérieur, professionnels, etc.). 
  • Agir pour l’accompagnement des lycéen·nes en situation de handicap à tous les niveaux : accessibilité des lycées, aide à l’orientation dans le parcours scolaire et professionnel, formation et insertion professionnelles adaptées.
  • Soutenir les projets lycéens avec des subventions spécifiques « projets des Maisons des lycéen·nes »

Environnement

Première mesure : Moratoire sur tous les projets inutiles et imposés

Urbanisation du triangle de Gonesse, CDG Express, entrepôt Amazon à Brétigny…

Deuxième mesure : en finir avec les passoires thermiques

  • Assurer la rénovation énergétique de tous les bâtiments de la Région au plus vite : labellisation HQE de tous les bâtiments récents (construits après 1960)
  • Organiser la filière des diagnostics énergétiques: qui fait le diagnostic, dans quelles conditions et quel prix ?
  • Développement des filières de formation sur les métiers de la rénovation
  • Installation de panneaux solaires sur les bâtiments régionaux (lycées), subventions à l’installation de panneau sur des bâtiments public municipaux/départementaux

 

Troisième mesure : protection des populations

  • Se constituer « partie civile » systématiquement dans les accidents de pollution industrielle (ex : Lafarge)

Première mesure : créer un service public de la réparation et du réemploi

  • Planifier l’implantation de recycleries sur tout le territoire, à proximité des lieux d’habitation
  • Organiser la mise en réseau des ateliers d’auto-réparation et soutenir financièrement et matériellement ces ateliers (qui œuvrent sur le plan social et de l’insertion)
      • Monter des partenariats avec les collectivités territoriales qui souhaitent créer des régies municipales
      • Développer des ateliers de réparation dans les lycées et des formations professionnalisantes liés à la réparation (CFA)
      • Créer un “chèque réparation” : pour promouvoir le geste de réparation, le frein étant souvent financier, la Région pourrait créer un chèque réparation, sous conditions de ressources, à faire valoir chez des réparateurs agréés (structures associatives ou publiques des collectivités).
  • Doubler l’offre de réemploi, de réutilisation et de réparation à l’intention des franciliens

 

Deuxième mesure :  Zéro artificialisation nette des sols et création de 4000 ha d’espaces verts d’ici 2030 (contre 1500 aujourd’hui)

  • Tripler la superficie des espaces verts en Île-de-France, pour passer de 1500 ha à 4000 ha y compris dans les zones denses afin de multiplier les îlots de fraîcheur et améliorer la qualité de l’air.
  • Renforcer les protections des forêts (27% des bois et forêts franciliens n’ont pas de protection spécifique)
  • Moduler les aides régionales aux collectivités locales en fonction de critères environnementaux (densification urbaine, désimperméabilisation des sols, restauration de milieux naturels…)
  • Lutter contre l’étalement urbain :
    • Encourager la réhabilitation et la et densification des zones d’activités économiques actuelles
    • Arrêt du financement des projets routiers qui favorisent l’étalement urbain (accès aux centres commerciaux, réurbanisation etc.)
    • Empêcher la construction de grands centres commerciaux en dehors des centres villes
  • Poser le principe de Zéro Artificialisation Nette des sols en Île-de-France : toute construction sur des espaces non bâtis devra être compensée par la création d’espaces verts de taille équivalente, avec la même richesse de biodiversité et en favorisant un équilibre régional
  • Réaliser le Projet CARMA

 

Troisième mesure :  Agriculture – Alimentation :  Développer fortement la filière bio et faire de la région Île-de-France une région sans glyphosate

  • Doter de nouveau la Région de sa capacité d’achat de foncier, notamment via l’Agence Régionale pour la Biodiversité : acheter des terres agricoles pour assurer leur pérennité.
  • Toutes les terres agricoles détenues par la région doivent être exploitées en bio
  • Augmenter les financements des associations de désimperméabilisassions bio ou d’aide à l’installation, comme le pôle Abiosol (baisse du financement par Pécresse)
  • Développer des fermes pédagogiques pour qu’il en existe une dans chaque département afin de permettre aux enfants de découvrir les métiers agricoles, et lutter contre la baisse du nombre d’agriculteurs
  • Développer la formation professionnelle autour de nouveaux métiers de l’agriculture durable : doubler le nombre de lycées agricoles
  • Mener une expérimentation visant à mettre en exploitation directe par la Région certaines parcelles agricoles pour alimenter les cantines franciliennes en circuit court (en développant des formes de culture innovantes, et favoriser la variété de graines cultivées) : régie directe, coopérative, autogestion par les lycéen·nes dans le foncier des lycées…

 

Quatrième mesure : Pour un service public de l’eau et de l’assainissement  

  • Encourager fortement et soutenir financièrement la création de régies publiques de l’eau au niveau des communes et groupes de communes
      • Création d’un établissement public régional de l’eau pour assurer un soutien technique et financier aux communes dans la reprise en régie de l’eau francilienne
      • Soutien financier aux communes ou syndicats intercommunaux pour évaluer la qualité de l’eau (mettre le SEDIF en difficulté)
      • Réserver les financements régionaux pour les travaux sur les réseaux aux collectivités en régie publique de l’eau
  • Encourager la modification progressive des modes de gestions des eaux usées : soutenir les expérimentations notamment sur la réutilisation des eaux usées pour un usage agricole comme celles en projet à Paris (ZAC Saint Vincent de Paul) et sur le plateau de Saclay

 

Cinquième mesure : Déchets 

  • Moratoire sur tous les nouveaux projets d’incinérateurs en Île-de-France pour protéger la qualité de notre air.
  • Objectif de réduction progressive des capacités d’incinération d’Île-de-France et accélérer la réduction de l’enfouissement qui pollue en particulier les terres des départements de la grande couronne.
  • Biodéchets : financer ou encourager l’installation d’un site de compostage par quartier et développer avec les agriculteurs d’Île-de-France l’utilisation du compost
  • Comité citoyen de suivi des incinérateurs, des sites d’enfouissement, avec des moyens pour engager des expertises indépendantes

 

Sixième mesure : Publicité – Pollution visuelle

  • Lutter contre la pollution visuelle et l’éclairage urbain nocturne : mettre en place des conventions d’économie d’énergie avec les communes pour limiter l’éclairage urbain de nuit, mettre fin à l’éclairage nocturne des vitrines…
  • Lutter contre l’agression publicitaire : mettre fin aux publicités lumineuses dans les transports en commun
    • 10% des espaces publicitaires des transports en commun seront réservés à l’affichage libre (non commercial), aux performances artistiques ou informations culturelles des petites troupes de théâtre etc.
    • Refuser le pistage publicitaire numérique actuellement mis en place via les applis et les panneaux publicitaires interactifs, sites, hotspots des opérateurs de transports
    • Interdiction de tout affichage publicitaire sur les bâtiments de la région et son foncier.

Féminisme

  • Lutter contre les violences faites aux femmes en finançant le déploiement de centres d’hébergement d’urgence et les associations afférentes

  • Accompagner les centres de planification familiale et d’IVG, en collaboration avec l’ARS, pour rouvrir les centres fermés et attribuer un plan de financement pluriannuel dans les zones où les départements manquent de structure d’accueil à l’éducation sexuelle et à l’IVG.

  • Créer un dispositif régional « Un toit pour elle », destiné aux femmes et aux enfants victimes de violences, en doublant le nombre de logements réservés et financés

  • Nommer une Vice-Présidente de la Région chargée de l’égalité femmes-hommes

  • Créer une « Maison régionale des franciliennes » par département, avec l’appui de l’Observatoire régional des violences faites aux femmes.

  • Prendre en compte l’objectif de la lutte contre les inégalités femmes-hommes lors de l’élaboration du budget, afin que l’ensemble des politiques régionales agisse en faveur d’une égalité réelle

  • Mener une campagne massive d’information dans les transports en commun sur les violences sexistes et sexuelles. Développer le dispositif des arrêts à la demande pour les bus de nuit.

  • Réserver un quota pour les femmes ou les familles monoparentales dans les logements sociaux.

  • Généraliser des formations à destination des professionnels de l’éducation, des lycéen-nes au sujet des violences sexistes et sexuelles. Créer un brevet de non-violence qui sera obtenu à l’issue d’ateliers menés par des associations expertes dans ce domaine.

  • Amplifier les actions de sensibilisation et d’information (égalité, lutte contre les violences, mixité des métiers). Développer des partenariats culturels et artistiques (associatifs ou non) pour proposer des ateliers autour du féminisme à l’école, et plus largement dans les quartiers, via les maisons de quartiers ou les bibliothèques.

  • Former les étudiant-es des instituts de formations sanitaires et sociales à l’égalité femmes-hommes dès le plus jeune âge et à la lutte contre les violences faites aux femmes, y compris obstétricales.

Jeunesse

  • Création de 1000 « emplois solidaires » jeunes, financés à 100% par la région pour 3 ans, dans l’association choisie par les bénéficiaires

  • Organisation d’un bilan de santé physique et psychologique gratuit (y compris oculaire, dépistage…) pour chaque jeune à 18 ans

  • Tarifs « jeunes franciliens » (avec gratuité du transport) dès l’été 2021 pour se rendre aux lieux de loisirs car de nombreux jeunes seront privés de vacances, organiser des parcours estivaux (par exemple un pass subventionné, voire gratuit, pour visiter plusieurs lieux en juillet et août 2021).

  • Plan massif pour soutenir et développer les missions locales et les PLIE, pour que chaque jeune dispose à proximité d’une structure d’accompagnement

  • Prise en charge par la région du permis de conduire sous conditions de ressources

  • Aider à la création de lieux d’écoute et de prévention jeunesse pour la sexualité, les drogues, le mal-être et la violence ouvert à toutes et tous

  • Plan de développement du logement étudiant : doubler le soutien à la production de logement étudiant pour développer des résidences universitaires publiques gérées par les CROUS et de résidences jeunes travailleur·ses publiques et conventionnées

  • Subventionner l’accès aux lieux de loisir pour les jeunes franciliens : tarifs « jeunes franciliens » dès l’été 2021 car de nombreux jeunes seront privés de vacances, organiser des parcours estivaux (par exemple un pass subventionné, voire gratuit, pour visiter plusieurs lieux en juillet et août 2021).

Logement

  • Supprimer les subventions régionales aux communes refusant d’appliquer la loi SRU
  • Créer un service public régional de lutte contre les punaises de lit pour mutualiser les compétences et équipements des bailleurs sociaux, co-financer certaines opérations dans le parc social et soutenir les copropriétés dans leurs démarches
  • Lancer un plan “bien vivre dans son logement” pour identifier l’habitat dégradé (copropriété ou parc social), financer des rénovations urgentes et la mise aux normes concernant l’accessibilité aux personnes handicapées.
  • Construire des logements jeune travailleur, en priorité pour les apprentis et étudiants diplômés en CDD
    Instaurer un audit quinquennal indépendant pour contrôler le respect des bailleurs de la récupération de certaines charges sur les locataires.
  • Plan “1 milliard pour le logement” : consacrer 1 milliard d’euros dans le mandat au logement, pour permettre la création de 37 000 logements sociaux par an (objectif fixé par l’actuel schéma directeur de la région d’Île-de-France).
  • Abroger les mesures de Valérie Pécresse limitant le financement des logements sociaux et renforcer le soutien au logement PLAI (le plus abordable).
  • Créer un service public de la rénovation énergétique qui présente trois volets : le financement de la rénovation du parc social, le développement de la formation professionnelle liée à ce besoin et le soutien d’un réseau d’entreprises partenaires.
  • Lutter contre la hausse des prix et la spéculation immobilière via l’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF) et les organismes de fonciers solidaires (OFS), en conditionnant la mise à disposition de terrains constructibles à la production de logements sociaux.
  • Convoquer une Convention citoyenne pour le logement dont les recommandations seront utilisées pour l’élaboration du schéma directeur de la région d’Île-de-France (SDRIF).

Numérique

Internet pour tous

  • Auditionner de façon coordonnée l’ensemble des Réseaux d’Initiatives Publiques (leurs montages financiers et leur légalité)

  • Encadrer et coordonner l’implantation des superforteresses numériques (data centers) face aux problèmes environnementaux et aux déserts numériques

  • Soutien aux fournisseurs d’accès d’internet associatifs et coopératifs qui s’engagent pour la neutralité du net, la transparence et l’éthique

Libertés numériques

  • Fin des subventionnements aux entreprises vendant des solutions techno-sécuritaire et de surveillance numérique

  • S’opposer à la reconnaissance faciale dans les caméras de vidéo-surveillance dans les transports comme dans l’espace public (ex : Safe City, La Défense ; halle de Châtelet-les-Halles ; réseaux de caméras des bus RATP.

  • Créer un Défenseur régional des droits numériques ayant pour rôle de vérifier la transparence et le respect des règles éthiques des algorithmes et intelligences artificielles financées par la Région, associant collectifs et associations de citoyen·nes/consommateurs/usagers, associations de défense des libertés fondamentales et numériques

Un numérique recyclé et reconditionné

  • Conditionner les subventions régionales au respect d’une collecte sélective stricte des déchets d’équipement électriques et électroniques (DEEE).

  • Commander 25% d’appareils électroniques reconditionnés pour les administrations régionales, et viser les 50% d’ici 2027

  • Développer le prêt gratuit de tablettes et ordinateurs reconditionnés pour les collégien·nes, lycéen·nes et apprenti·es avec des applications open-source et libres et des filtres parentaux multi-langues.

Démocratie numérique

  • En interne de la Région, adopter des solutions informatiques libres, low-tech et réparables

  • Minimiser les données collectées par les services experts compétents (délégué à la protection des données, archivistes) dans l’ensemble des administrations

Un numérique participatif

  • Subventionner prioritairement les entreprises produisant des solutions libres/open source et sobres

  • Proposer dans les lycées, en lien avec les associations de logiciel libre et collectifs de makers, des sessions d’éveils au codage et bricolage de matériel électronique, d’initiation aux logiciels libres et aux pratiques numériques écologiques et éthiques

L’Internet choisi

  • Subventionner les associations/ONG de lutte contre les précarités numériques 

  • Maintien systématique des guichets et services physiques en complément des démarches dématérialisées

  • Création de cybercafés publics avec imprimantes

Santé – social

  • Distribution de bons d’achats écologiques et solidaires pour permettre la relance économique, fléchés sur les commerces de proximité et certain type de produits, sur le modèle des chèque-déjeuner. La Région abonderait de 20% ces bons d’achat (pour 100 € achetés, la Région abonde de 20€). 
  • Installer dans les lycées et les centres de santé des distributeurs gratuits de protections périodiques respectueuses du corps des femmes et de l’environnement et de moyens de contraception
  • Mise en place d’un réseau de prévention pour aider les jeunes victimes de harcèlement et d’accompagner les jeunes harceleurs pour sortir du cycle de la violence.
  • Ouverture de lieux d’hébergement d’urgence non mixtes pour les sans-abris et les enfants à la rue.
  • Rétablissement du planning familial dans tous les départements franciliens et doublement des subventions
  • Financer la création de 500 centres municipaux de santé en partenariat avec les communes
  • Création d’une mutuelle santé régionale (appel d’offre avec souscription commune), en incluant les mutuelles municipales actuelles qui le souhaitent
  • Rétablir les financements en faveur de structures publiques de petite enfance avec un objectif d’égal accès sur le territoire régional
  • Augmenter les financements aux centres d’hébergement d’urgence des femmes et enfants victimes de violence.
  • Fixer un objectif « Île-de-France sans SIDA 2030 » : plan de développement des centres de dépistage et de suivi PrEP aujourd’hui saturés, augmentation du financement du CRIPS
  • Développer les formations féministes et sur les questions LGBTI dans les instituts de formation de soins infirmiers (IFSI)
  • Créer dans chaque département un centre d’accueil et d’accompagnement pour les victimes de violences LGBTI : exclusion, agressions physiques, sexuelles et psy
  • Subventionner le développement des EHPAD publics

Transports

  • Gratuité des transports pour les -25 ans pour faire face à la crise sociale
  • Stopper immédiatement le projet CDG Express
  • Abandonner le projet de gare sur le triangle de Gonesse en étudiant un tracé alternatif de la ligne 17
  • Revoir le tracé de la ligne 18 :
    • Abandonner le tronçon entre Versailles et Saclay, inutile et antiécologique
    • Prévoir son prolongement à l’Est et notamment en interconnexion avec le RER D, via la création d’un pont entre Juvisy et Athis-Mons
  • Plus de contact humain dans les transports : imposer à la RATP et à la SNCF au moins un guichet ouvert en permanence dans toutes les stations de métro/RER
  • Stopper tous les appels d’offre de mise en concurrence de la RATP et SNCF.

Réorienter les financements vers les transports du quotidien

  • Remise à neuf de toutes les gares, les voies et rames des lignes RER, dont le vieillissement est l’une des principales causes des retards (aucune infrastructure non rénovée depuis plus de 15 ans d’ici 2030)

  • Mettre en place pour chaque ligne de RER un plan d’investissement d’urgence dédié

  • Doublement du tunnel entre Châtelet et Gare du Nord pour améliorer les RER B et D
  • Prolonger les lignes 1 à Val-de-Fontenay, 7 au Bourget, 10 à Ivry et accélérer le prolongement des lignes 4, 12 et 14
  • Développer le réseau de tram (Evry-Massy, T4 jusqu’à Pantin, T5 jusqu’à Dugny-La Courneuve, T6 jusqu’à Porte d’Orléans…)

  • Développer de nouvelles lignes de transport par câbles (téléphériques urbains)
  • Viser 98% de ponctualité des métros et des trains l’horizon 2030
  • Généraliser les parc relais et les rendre gratuits pour les utilisateurs des transports en commun (P+R)
  • Faire des modes ferroviaire et fluvial les modes principaux de transport de marchandise pour la desserte régionale et interrégionale : plan d’investissement en faveur du fret ferroviaire et fluvial

 

Faire du vélo un mode de transport à part entière

  • Renforcer le soutien au projet de Réseau Express Régional Vélo (« RER V ») pour accélérer la création des 9 lignes majeures reliant les grands pôles franciliens
  • Mettre en place un système de location longue durée de vélo mécanique, sur le modèle de Véligo, avec un tarif réduit pour les lycéen.nes
  • Pérenniser le dispositif « coup de pouce vélo » (chèque de 50 € pour la réparation d’un vélo), en relai du dispositif d’Etat qui prend fin en mars 2021
  • Construire des parkings à vélo

 

Développer et simplifier la tarification sociale pour lutter contre le non-recours

  • Réduction de 75% pour tou·tes les Francilien·nes sous le seuil de pauvreté
  • Fusionner l’ensemble des tarifications sociales en simplifiant les conditions d’accès et garantissant l’égalité régionale : gratuité pour l’ensemble des bénéficiaires CMU-C, AME, ASS, AAH, retraités sous conditions de ressources (reprise par la Région des forfaits Améthyste).
  • Lutter contre le non-recours :
    • partenariat avec les CAF, Pôle Emploi et les MDPH pour remettre automatiquement aux bénéficiaires un justificatif permettant de bénéficier de la tarification sociale
    • possibilité de souscrire aux forfaits Navigo solidaires directement en guichet des gares et stations sur présentation de ces justificatifs, en plus de la plateforme numérique
    • installation de bornes Navigo (permettant la création et le chargement Navigo) dans les CAF et CCAS, sur le modèle de la Métropole de Lyon

 

Lutter pour la qualité de l’air et la santé dans les transports

  • Plan de lutte contre les particules fines et de désamiantage du réseau de métro et RER : aujourd’hui, la concentration des particules fines est de 500g/m3 dans le métro, soit dix fois plus qu’à l’extérieur

 

Plus de contact humain dans les transports

  • Interdiction de la reconnaissance faciale, des “caméras piétons”, de la vidéo-surveillance dans les bus, tram et rames de métro et trains, diviser par 4 les caméras de surveillance sur le réseau RATP

  • Réorienter les budgets de surveillance des franciliens vers des moyens humains assurer une présence continue dans les transports

  • Distribution exclusive d’un pass Navigo découverte sans fichage des usagers

 

Un grand service public des transports en IDF

  • Exiger de la SNCF qu’elle cesse son dumping social interne et unifie toutes ses activités en Île-de-France (y compris la gestion des voies) sous une même direction pour faciliter l’exploitation et résoudre plus rapidement les incidents afin d’améliorer le service rendu aux franciliens

Démocratie

  • Nos candidat·es s’engageront à signer une charte éthique pour respecter ces engagements en matière de gouvernance démocratique, de participation et de contrôle citoyen.

Une Région transparente

  • Rendre publiques et facilement accessibles l’ensemble des décisions régionales (publication accessible des débats, délibérations et votes…)

  • Assurer la publication en open data et sous licence libre de l’ensemble des données produites par les services régionaux et organismes associés

  • Développer des grilles de lecture verte et genrée du budget régional pour permettre une meilleure lisibilité citoyenne

  • Traduire l’ensemble des documents produits par la Région en FALC (français facile à lire et à comprendre)

  • S’engager à prendre les décisions de manière collégiale en refusant la concentration du pouvoir entre les mains de la présidence de l’exécutif : consultation de l’assemblée, respect des droits de l’opposition et du droit à la formation des élu·es

Une Région qui développe la participation citoyenne

  • Mettre en place le référendum d’initiative citoyenne (RIC) régional

  • Organiser des compte-rendu de mandat dans les communes

  • Créer un Observatoire citoyen régional composé à 70% de personnes tirées au sort parmi la population française et étrangère de plus de 16 ans : libre de son ordre du jour, il aura la possibilité d’accéder aux documents administratifs et pourra inscrire une fois par un an un sujet à l’ordre du jour du Conseil régional

  • Créer un « Comité du temps long », composé majoritairement de jeunes et pouvant s’appuyer sur des scientifiques pour sa formation et information, chargé d’analyser les effets des politiques régionales sur le temps long : empreinte climatique, effet sur les inégalités sociales…

  • Nos élu·es s’engageront à la révocabilité selon des modalités à préciser

  • Défendre auprès du Parlement et du gouvernement une modification du mode de scrutin régional pour plus de démocratie : reconnaissance du vote blanc, par exemple avec la mise en place d’un quorum, répartition équitable des sièges entre départements…